Bilal Hassani attendu à Interference avec Bonsoir Paris
Quatrième album, virage dance après le piano-voix et tournée en France et en Belgique : le chanteur rêve aussi d’un Zénith toulousain… à 80 ans.
Bilal Hassani remonte sur scène avec Bonsoir Paris, son quatrième album, et passera dans quelques jours par le festival Interference, l’une des premières étapes de sa tournée.
En bref
- Bonsoir Paris est le quatrième album de Bilal Hassani, tourné vers la dance et l’électro.
- Son concert à Interference compte parmi les premières dates de sa nouvelle tournée.
- Le Toulousain Augustin Charnet a travaillé avec lui sur la ballade « Je ne danse pas ».
- Un documentaire de Mireille Dumas sur l’artiste doit être diffusé le 12 octobre sur France.tv.
Pour le public toulousain, la promesse est claire : un spectacle pensé pour danser plutôt que pour écouter assis. Dans un entretien accordé à La Dépêche du Midi, publié le dimanche 11 octobre, le chanteur détaille ce nouveau cap, ses références musicales et son envie de s’installer dans la durée.
Après le piano-voix, retour à la piste de danse
Le contraste avec le disque précédent est net. Son dernier projet tournait autour d’une formule dépouillée, piano et voix. Cette fois, l’artiste assume un album de dance, où l’électro et l’esprit de fête reprennent la main. Il présente ce choix comme un retour à ses premières amours plutôt qu’une rupture.
« J’ai toujours été quelqu’un de très festif, il était temps que je fasse un disque comme ça. »
Bilal Hassani, chanteur
La tournée qui accompagne Bonsoir Paris cible des clubs et des salles, en France comme en Belgique. Selon lui, les répétitions ont surtout servi à trouver le bon dosage entre chorégraphie et chant, un équilibre exigeant physiquement pour un show conçu d’abord pour faire bouger la salle.
Des influences club et une ballade signée avec un Toulousain
D’où vient cette couleur sonore ? Le chanteur la relie à la musique qui passait à la radio au moment de sa naissance. Il cite plusieurs noms précis :

- Martin Solveig et Bob Sinclar, figures de la dance française ;
- le duo Justice, pour le versant électro ;
- la vague eurodance, notamment portée par la musique roumaine.
Le disque ne se résume pourtant pas à des titres taillés pour les clubs. « Je ne danse pas », morceau plus doux construit comme une ballade, porte une touche locale : il a été travaillé avec Augustin Charnet, musicien toulousain, membre du groupe Kid Wise et collaborateur de Cali comme de Christophe. La chanson est née d’une session en studio, au cours de laquelle les deux artistes se sont rapidement entendus sur leurs références.
De YouTube au Zénith rêvé, un artiste qui vise la longévité
Le public qui viendra à Interference connaît sans doute les débuts de l’artiste : des vidéos publiées sur YouTube, puis un passage par The Voice Kids, avant l’Eurovision. Quelques repères datés jalonnent ce parcours :
- Il représente la France au Concours Eurovision de la chanson avec le titre « Roi ».
- Diffusion prévue sur France.tv du documentaire « Bilal Hassani, bats-toi comme une fille mon fils », réalisé par Mireille Dumas.
Interrogé sur cette ascension rapide, il préfère déplacer le regard vers ce qui dure :
« J’essaie de ne pas trop me concentrer sur la rapidité ou la vitesse parce que je pense que notre génération aujourd’hui a un accès à cette fulgurance rapidement. »
Bilal Hassani, chanteur
C’est dans ce contexte qu’il glisse un souhait adressé directement à la ville rose. Il ne s’agit d’aucune date annoncée, mais d’un horizon personnel : « Non, moi, j’ai envie d’avoir 80 ans et d’annoncer encore une tournée où je repasserai à Toulouse et j’espère qu’à ce moment-là ce sera pour un Zénith. »
Reste la question des réseaux sociaux, qui ont accompagné son éclosion et lui ont aussi valu des critiques. Le chanteur affirme entretenir désormais une relation plus saine avec internet, en ayant replacé le plaisir et l’amusement au cœur de ce qu’il publie, comme à l’époque où il n’était pas encore exposé à la radio ou à la télévision.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Andre Moura. Licence Pexels.
